Universités & Territoires a publié en décembre 2013 un entretien avec Cécile Cointereau Secrétaire Générale de l’AIRES dont nous publions qulques extraits :

“Vous avez assisté aux premières réunions du comité de pilotage du Plan « 40 000 logements étudiants ». Quels enseignements tirez-vous de ce plan de mobilisation ?

J’assiste à ce comité de pilotage comme Secrétaire Générale de l’Association Interprofessionnelle des Résidences Etudiantes et de Services (AIRES). Ce comité a été initié par Marc Prévost,

qui a reçu une lettre de mission de Geneviève Fioraso et Cécile Duflot afin de déployer le Plan « 40 000 logements étudiants en 5 ans ». La méthode de Marc Prévost est pragmatique et ne repose pas sur de simples effets d’annonces. Elle consiste à établir un tableau de bord afin de suivre concrètement l’état de la construction. L’AIRES a ainsi pu annoncer que le secteur des résidences services pour étudiants avait construit en 2013, 52 résidences, soit un total de 5 985 logements (6 748 lits dont 19 résidences conventionnées (2 011 logements – 2 259 lits). C’est également l’occasion de rencontrer l’ensemble des acteurs publics ou privés du logement étudiant. Cette démarche est positive.

Un amendement du Sénateur David Assouline, sur le projet de loi ALUR, a été accepté par le gouvernement. Cet amendement vise-t-il à donner un statut à la résidence universitaire à vocation sociale ?

Il existe une incohérence due à l’absence de définition des résidences universitaires, qui les fait considérer comme des logements familiaux ordinaires alors que le fonctionnement réel de ces résidences est spécifique. Ce décalage se manifeste notamment pour le droit au maintien dans les lieux, puisqu’on se trouve dans le cas des logements familiaux de droits communs, mais dans une logique de logements de personnes ayant le statut d’étudiants, statut qui est temporaire. Le statut de la résidence universitaire à vocation sociale permet de résoudre ces contradictions. Il élargit le public concerné à la fois pour satisfaire certains besoins proches de ceux des étudiants, mais aussi pour créer une certaine mixité sociale et enfin, pour permettre aux gestionnaires et aux bailleurs de diminuer les risques de vacances, source de pertes financières importantes. C’est exactement ce pourquoi je milite depuis de nombreuses années. C’est donc une bonne nouvelle pour le logement social étudiant.”

Pour télécharger l’entretien

http://www.universites-territoires.fr/pdf/UT_95/UT_95.pdf